Margaux Cortier
Margaux Cortier, souriante, au milieu d’un marché couvert

Margaux Cortier — Illustratrice à Marseille

Apprendre en observant

Dessiner est un apprentissage que j’ai acquis en observant énormément mon environnement et en recopiant mes personnages préférés de livres, de bandes dessinées ou de dessins animés. C’était d’abord pour le plaisir de balader mes crayons d’enfant sur tous les papiers qui me passaient sous la main. Puis, l’amour du mouvement dans mes scènes est venu appuyer cette passion.

Dessiner m’a très vite permis de raconter toutes ces histoires qui m’habitaient.

Aujourd’hui, mes illustrations me servent aussi à communiquer indirectement. Elles sont les mots qui me manquent, les émotions qui m’envahissent, mes photographies capturées sur des instants T.

Les débuts, en 2020

Mon univers a vraiment commencé à prendre forme deux mois avant le confinement en 2020. Une vague créative m’a envahie cette année-là, et j’ai commencé à partager des petites histoires sur Instagram. Évidemment, le confinement m’a permis de me plonger entièrement dans ce métier pendant quelque temps.

Du crayon de bois à Procreate

Je note souvent toutes les idées créatives qui me passent par la tête. Je les visualise vraiment parfaitement. Elles prennent vie dans mon imaginaire avec des couleurs, des images et même une mélodie, comme un film ou une photographie.

Alors, dès que j’ai le temps, je couche sur papier la première partie de mon travail que je préfère : un croquis au crayon de bois sur une pauvre feuille A4 ou dans un carnet de dessin.

Ce premier jet est souvent ce qu’il y a de plus vrai dans mon idée. Je reviens rarement sur mes storytellings.

Puis, en fonction du projet, je passe mon travail sur Procreate, où je reprends mes traits (le meilleur logiciel de la Terre), ou alors je passe directement à la colorisation en utilisant toute une palette de couleurs et de pinceaux différents.

L’œuvre finale est alors numérisée.

Ce qui revient dans mes illustrations

On retrouvera toujours dans mes illustrations une connexion entre mes principaux sujets, un regard échangé, un brin d’humour, un mouvement doux ou fracassant. Du volume dans les matières, les cheveux, les paysages.

Biberonnée à Walt Disney quand j’étais petite, j’emprunte beaucoup aux cartoons. Mes personnages sont souvent élancés, avec de vraies formes accentuant leurs gestes ou leurs moues.

J’adore dessiner les gens, les groupes, les visages et toutes leurs grimaces. J’ai, par contre, beaucoup plus de mal à travailler mes paysages, sûrement dû à leur manque d’expression par rapport aux personnages. Alors, même si l’envie me prend de me plonger dans la poésie d’une nature, j’ajouterai toujours inconsciemment un p’tit bonhomme par-ci, par-là.

Expositions

En 2025, j’ai réalisé ma première exposition dans le centre d’Annecy-le-Vieux, en avril. Puis, dans le centre d’Annecy, en juillet-août 2025, mon expo a continué d’accueillir les Annéciens et les touristes estivaux. Pour l’occasion, j’ai créé, sans le savoir, mon best-seller « Fille au paddle sur lac ».

Une exposition pour la rentrée a suivi en septembre et novembre 2025 au château d’Herbelon, à côté de Grenoble, sur le lac de Monteynard.

Puis, pour finir l’année en beauté, j’ai exposé dans un petit bar de quartier à Lyon en décembre 2025 et janvier 2026.